4, La Venin, La venin

Laurent Astier

Rue de Sèvres

  • par
    11 janvier 2022

    Pénultième tome de la série La Venin, différent des précédents, peut-être parce que l'assurance d'Emily semble vaciller quelque peu. Mais aussi parce qu'elle arrive en ville, elle, la fille des grands espaces. Là, les codes ne sont pas les mêmes, il est moins aisé de défourailler et tirer dans le tas au risque de faire un véritable carnage et de ne pas pouvoir prendre la fuite. Il faut faire preuve de davantage de souplesse. Et puis, les preuves et indices s'accumulent et la fin approche : la vengeance assouvie apaisera-t-elle la jeune femme ? Y aura-t-il la lumière au bout ?

    Toujours Laurent Astier au scénario et au dessin et Stéphane Astier aux couleurs, pour un ensemble très convaincant, très beau. Une bande dessinée qui joue avec le classique : des cases dans des pages blanches, puis dans des pages noires, puis moins de cases ou plus. Ce qui donne du rythme, qui colle parfaitement au scénario qui, lui-même, n'hésite pas à nous faire quelques surprises. Et les femmes y sont très présentes, souvent dans les meilleurs rôles, moins effacées que dans les westerns traditionnels (plus serait compliqué), fortes, volontaires, opiniâtres.

    Les tomes précédents sont là : Déluge de feu, Lame de fond, Entrailles.