Les Lilas refleuriront en automne (roman), le phylloxéra et la crise du vignoble charentais au XIXe siècle
Éditeur
Editions des Régionalismes
Date de publication
Collection
Au Viu Leupard
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Les Lilas refleuriront en automne (roman)

le phylloxéra et la crise du vignoble charentais au XIXe siècle

Editions des Régionalismes

Au Viu Leupard

Offres

  • AideEAN13 : 9782824054780
    • Fichier PDF, libre d'utilisation
    • Lecture en ligne, lecture en ligne
    • Fichier EPUB, libre d'utilisation
    • Fichier Mobipocket, libre d'utilisation
    7.99

Autre version disponible

Marchant de long en large au milieu du vignoble, Robert Desprieur était
décontenancé et surtout démoralisé. Le dos courbé, il avançait d’un pas
traînard un peu comme marche un vieillard. Il est vrai qu’en cet après-midi de
fin août, en pénétrant dans son vignoble, il avait eu l’impression d’avoir
vieilli de dix ans. Un peu partout, la vigne paraissait comme épuisée d’avoir
tant donné depuis des décennies. A la place des longs sarments chargés de
grappes qui faisaient la joie et la fierté du viticulteur, on ne voyait plus
que des petits raisins secs, acides qui pendaient de-ci de-là sur de maigres
pousses rabougries...

Après le traité de libre-échange Cobden-Chevalier de 1860, les distillateurs
français et anglais pouvaient désormais se faire concurrence sur un pied
d’égalité. La vente de l’eau-de-vie enrichissait alors largement toute la
paysannerie charentaise. Le prix des terres s’envolait pour atteindre des
sommets vertigineux. Mais, vers 1870, le vignoble charentais, comme l’ensemble
du vignoble français, était décimé par le phylloxéra. Les pieds de vigne
étaient arrachés et les terres laissées en jachère. Beaucoup de gens pensaient
alors que la région était maudite. Des émigrants, en particulier des Vendéens,
allaient reprendre ces terres pour les cultiver et introduire l’élevage de
vaches. C’est ainsi que, venu d’Amérique, un petit insecte à peine visible à
l’œil nu, le phylloxéra, fut à l’origine du beurre charentais...

Bernard Morasin, qui vit à Fouras (Charente-Maritime), s’est fait depuis de
nombreuses années une réputation de romancier régionaliste. Voici un beau
roman enraciné dans le terroir des Charentes et qui est aussi l’occasion de
mieux appréhender les hommes, les terres et l’histoire d’un proche passé
régional.
S'identifier pour envoyer des commentaires.