Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Hannelore Cayre

Anne-Marie Métailié

18,00
Conseillé par
25 juin 2024

préhistoire

Le premier roman noir de la préhistoire ne déçoit pas (comme toujours avec l’auteure).

J’ai aimé le personnage principal Oli, une jeune fille qui veut chasser. Problème : le chef vieillissant de la tribu ne le veut pas, cela bouleverserait l’ordre du monde.

J’ai aimé sa soeur la débrouillarde qui lui invente un objet pour lancer plus précisément et avec plus de force sa javeline.

J’ai aimé leur découverte de la maternité : les femmes ne sont pas enceinte par hasard mais à cause des hommes. Une découverte qui entrainera des guerres de tribus.

Car pendant cette période, l’amour était un jeu pratiqué de façon très libre.

J’ai aimé le périple d’Oli jusqu’à la mer et j’ai aimé sa collection de pierres comme objets de souvenirs.

J’ai découvert bien sûr les doigts coupés, mais aussi la lampe à graisse, le mégacéros et la javeline.

J’ai aimé que l’auteure parle du socle de la domination masculine : l’accaparement des armes et des outils ; la reproduction forcée et l’échange économico-sexuel.

J’ai aimé cette image répétée : la ligne c’est l’homme, le cercle c’est la femme.

Un roman certes noir mais surtout féministe.

L’image que je retiendrai :

Celle de la rencontre avec une tribu à la peau blanche, de gros sourcils et peu de vêtements.

Conseillé par
25 juin 2024

vie moderne

Je découvre avec ce premier opus les Chroniques de la place carrée de Tristan Saule édité au Québec. Pourtant, cette fameuse place carrée se situe quelque part en France entre un ensemble de Grands Immeubles et un quartier résidentiel cossu.

La première scène est assez anxiogène : Gaëlle ouvre sa porte à une drôle de réparatrice du câble.

Cette réparatrice, c’est Mathilde, grande et robuste, dont on découvrira petit à petit sa vie actuelle et le drame de son passé.

J’ai aimé que de son ancienne carrière de sportive de haut niveau de judo il lui reste une compréhension instinctive de n’importe quelle situation.

J’ai eu de la peine pour cette jeune femme qui se laisse embarquer par amour pour Thibault dans des magouilles à la petite semaine. Parce que Thibault est le seul à l’avoir vraiment regardé.

J’ai détesté sa névrose : elle compte toutes les 8 minutes car c’est le temps que met la lumière du soleil pour arriver jusqu’à nous. Si un jour le soleil d’éteint, nous profiterons de sa lumière pendant encore 8 minutes sans le savoir, et après il n’y aura plus que le froid.

J’ai aimé qu’elle travaille dans un service d’aide aux plus démunies et que l’auteur nous montre l’envers du décor.

Un roman qui parle également de la vacuité de nos vies que l’on remplie avec des émissions de télé ou nos smartphones.

L’image que je retiendrai :

Celle d’Idriss, le petit fils des voisins qui comprend trop de choses pour son jeune âge.

16,00
Conseillé par
25 juin 2024

humour

Comme me l'a écrit l'auteur dans sa dédicace, il faut se méfier des notaires. Bien que celle du roman n'y soit pour rien dans les péripéties de la famille.
Si j'ai aimé l'humour qui empli le livre, j'ai trouvé les personnages caricaturaux au possible.
Cela a fini par m'énerver qu'ils aient le coup de poing facile ou la langue trop bien pendue.
Tout est un peu trop excessif à mon goût : une famille très riche et un personnage principal demi-frère pauvre de banlieue dont le frère deal.

Conseillé par
9 juin 2024

écologie

Un polar original qui met en scène le Service des Opérations Spéciales (le SOS) avec à sa tête Le Chameau. Les exécuteurs : Nord - Sud - Est et Ouest avec à leur tête Labaume.
J'ai aimé la multitude de personnages qui vont et viennent, et même si certains disparaissent rapidement à cause de Labaume, ils reviendront tout de même tout au long du récit.
J'ai adoré Vincent, le gardien de la station n°37 qui suit son chemin au gré des péripéties.
J'ai aimé Luc, le garçon, qui tente de faire disparaitre son beau-père Poitevin, le scientifique de la station n°37.
J'ai aimé que les produits chimiques stockés dans cette fameuse station s'écoulent sous forme de filaments de Barbapapa jaune, et qu'ils explosent dans une profusion de couleurs : bravo pour l'humour noir.
J'ai adoré les rebondissements : enfin, la pollution va être découverte - mais non...
Un moment de lecture jubilatoire malgré la fin de certains personnages. Mais c'est aussi la marque de fabrique de l'auteur.

22,00
Conseillé par
6 juin 2024

Rome

J’ai eu un peu de mal au départ avec le style de l’auteur pleins de « lors ». Et puis j’ai réussi à me couler dans sa petite musique et j’ai aimé suivre les deux femmes emblématiques de la famille de Laura.

J’ai aimé la contessa, d’une noble famille mais sans le sou qui habite un palais du quartier riche de la capitale, qui ne cesse de sa disputer avec son unique fille Elena.

J’ai aimé la zia, qui possède un immeuble dans un quartier populaire pour y loger sa famille.

J’ai découvert le syndrome K, inventé par certains médecins romains qui, dans leur hôpital, accueillaient des juifs qui décédaient de ce fameux syndrome. Ces médecins avaient assez d’humour pour attribuer à la mystérieuse pathologie l’initiale des Allemands Kesselring et Kappler, respactivement maréchal responsable de la Wehrmacht en Italie, et commandant des services secrets et de la Gestapo à Rome (p.121)

J’ai aimé que ce soit le curé de l’église Santa Maria in Trastevere qui organise la fuite de la famille de zia, et que ce soit dans cette même église que Giuseppe veuille se marier des années plus tard.

J’ai eu un peu plus de mal avec le personnage de Laura Sabatelli Guerrieri De Pretis, elle aussi en rébellion contre sa mère, jeune fille issue à la fois de la noblesse romaine et du peuple Juif. Bien sûr, comme elle est adolescente pendant les années de plomb, elle rencontre un révolutionnaire qui va lui causer des ennuis.

J’ai aimé le chat de zia, Pouchkine, qui donne envie à Laura de découvrir la langue russe pour lire l’auteur dans le texte.

Un roman plein de noms composés : celui de Laura, de l’église, mais aussi celui de l’Institut du Sacré-Coeur de la Trinité-des-Monts où Laura va étudier.

Un roman plein de chansons italiennes, de références aux romans russes dont le chef-d’oeuvre Le Maitre et Marguerite.

Un roman à l’atmosphère particulière qui donne à lire Rome par ses habitants.

L’image que je retiendrai :

Celle de la ville de Rome omniprésente, ses places, le Tibre, le palais Saint-Ange et ses autres monuments.