Belle dame qui mord, Recueil de récits
EAN13
9782882413628
Éditeur
Bernard Campiche éditeur
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Belle dame qui mord

Recueil de récits

Bernard Campiche éditeur

Livre numérique

  • Aide EAN13 : 9782882413628
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
    6.99

  • Aide EAN13 : 9782882413628
    • Fichier EPUB, libre d'utilisation
    6.99
Un ensemble d’histoires de femmes étonnantes, émouvantes et captivantes

Un jour, sans crier gare, une fissure craquelle la surface polie de
l'apparente sérénité. Quelle secousse sismique imperceptible initie la
désagrégation de l'être intime ? On ne peut pas toujours la nommer mais elle
est mortelle, souvent. Anne- Lise Grobéty appelle l'" Endouleur" cette
expérience du malheur. Elle est commune à toutes les filles aux prénoms
troublants qui font allégeance à cette Belle dame qui mord, la belladone
mortifère. La souffrance n'attend pas le nombre des années : Paulia n'est
qu'une toute petite fille oubliée dans la neige pendant que les adultes se
déchirent. La blessure est parfois dérisoire, comme le désarroi de Liviane qui
espère tant de reconnaissance de son professeur adoré quand il ne s'inquiète
que de sa poitrine naissante. La douleur est assassine quand elle fait craquer
les glaces intérieures de Myrthe et la précipite vers la folie et le crime.
(Quatorze récits explorent ainsi les registres du malheur. Ils sont brefs,
cinq ou six petites pages d'une - écriture travaillée à l'extrême, portée au
bord de l'artifice, ciselée comme de la poésie. Anne- Lise Grobéty joue des
rimes, de l'allitération. " Entêtant genêt autour de la tête ! ": c'est
Liviane qui jubile au printemps, juste avant la fêlure. Les phrases s'évadent
de la prose, s'organisent en vers le temps d'un quatrain, se répondent en jeux
typographiques. A sujet grave, traitement ludique, ellipses énigmatiques qui
suggèrent la cassure. La nouvelliste inaugure une écriture précieuse, raffinée
à l'extrême, concentrée : quatorze variations brillantes sur basse continue.

Un recueil qui ne vous laissera pas indifférent

EXTRAIT

Niva va et vient, depuis tant d’années, dans son hiver qu’elle ne sait plus
bien… Elle va et vient dans un pays où tout se mérite – surtout le printemps.
Un matin, le voilà comme un chat en rut, à rôder le museau transi, le poil
humide, hirsute, il espère, attend, guette et quête pendant des jours, des
nuits, en un long travail ingrat, laborieux, douloureux, en oublie de manger
et de se laver obsédé par l’idée de couvrir la nature, chatte mutine enfin
prête qui toujours, au dernier moment, s’est dérobée pendant si longtemps…

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

"Anne-Lise Grobéty, pur-sang de nos prairies littéraires. En doutez-vous?
Ouvrez Belle dame qui mord, quatorze récits qui vous enlèvent à l’amble, au
trot, au galop. Ce n’est pas tant la distance qu’elle parvient à couvrir qui
impressionne ici, mais la libre frappe des mots, une aisance concentrée,
l’ébrouement de rythmes, quelque chose de souverain dans l’émotion…" - Bertil
Galland, Le Nouveau Quotidien

"Il ne faut pas perdre un mot du dernier livre d’Anne-Lise Grobéty, dont
chaque pièce miniaturisée s’inscrit dans une manière de constellation. Le
noyau de chacun de ces petits astres est un prénom, qui tire son orient d’une
heure du jour ou de telle couleur saisonnière, de telle année particulière…" -
Jean-Louis Kuffer, Le Passe-Muraille

A PROPOS DE L’AUTEUR

Anne-Lise Grobéty se fait connaître du grand public dès son premier roman,
Pour mourir en février, couronné par le Prix Georges-Nicole. La suite de son
œuvre remporte le même succès. Ses narratrices cherchent à affirmer leur
identité féminine, à une époque où la présence des femmes en littérature
commence à s’affirmer. Anne-Lise Grobéty est donc aussi fortement concernée
par la condition de la femme écrivain, par les aspects historiques, formels et
politiques de l’écriture féminine, mais elle poursuit surtout une exploration
de la langue dans une tonalité bien à elle.
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