Retour à la cité, Les magnats de Florence, 1340-1440
EAN13
9782713220722
ISBN
978-2-7132-2072-2
Éditeur
EHESS – Ecole des hautes études en sciences sociales
Date de publication
Collection
Civilisations et sociétés
Nombre de pages
520
Dimensions
24 x 16 x 3 cm
Poids
824 g
Langue
français
Code dewey
945.51
Fiches UNIMARC
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À la fin du 13e siècle, de nombreuses communes italiennes ont cherché à brider la violence de certaines familles de l'aristocratie citadine et rurale réputées pour leur indiscipline, et à les écarter des responsabilités politiques. À Florence, qui désignait ces lignages comme “magnats”, l'exclusion politique a été à maintes reprises confirmée jusqu'à l'époque des Médicis et les mesures d'exception destinées à prévenir et sanctionner les méfaits de ces “Grands” ont été reconduites et parfois amplifiées au cours de cette période. Parallèlement, durant le 14e siècle, les dirigeants communaux ont réintégré les magnats, par groupes entiers de parenté ou individuellement, dans l'ensemble des citoyens politiquement actifs — le popolo. Ces retours à la cité, qui ont suscité des résistances, ont été acquis par des compromis de l'élite marchande au pouvoir avec les magnats. La commune florentine s'efforça de contrôler les agissements délictueux ou factieux des magnats en retournant contre eux leur sens de la solidarité familiale, mais aussi en leur offrant les moyens d'échapper au carcan du lignage. Le contrôle des signes de leur identité, le nom, les armoiries, qui signale les pressions exercées sur les magnats, ont été rapidement étendu aux familles ordinaires. Il place ainsi le vieil antagonisme du popolo et des grands aux racines de l'État moderne.
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